Fabriquer la ville de demain.Quels modèles, imaginaires et méthodes pour développer la résilience urbaine ?

Le 25 mai dernier, suite à l’invitation de Speculative Futures Paris, et en partenariat avec Léonard Paris, je suis intervenu aux côtés de Raphaele Bidault-Waddington (LIID Future Lab) pour un dialogue autour de nos pratiques sur les modèles, les imaginaires et les méthodes pour développer la résilience urbaine.


J’ai d’abord rappelé ma définition de la Smart City (ou « ville intelligente » en français) est une ville dans laquelle le quotidien des habitants a vocation à être amélioré, dans ses dimensions environnementales, sociales, économiques, pratiques ou encore politiques, par la numérisation de ses infrastructures, de ses réseaux, de ses services, de ses usages et par leur optimisation grâce aux technologies informatiques, de l’information et de la communication et numériques (notamment le Big Data) (cf. article « Pour une frabrique des imaginaires de la Smart City  »).

J’ai ensuite évoqué le lien avec la notion de résilience, à partir des travaux de ma collègues Anne Rumin, qui comprend la résilience comme la capacité d’anticipation, d’adaptation et de transformation des territoires face aux changements. Dans cette optique, un “territoire résilient” est un territoire dont les différentes composantes parviennent, face à ces mutations, à conserver leurs fonctions essentielles et, plus encore, à se réinventer pour le mieux.

Fabriquer la ville de demain.Quels modèles, imaginaires et méthodes pour développer la résilience urbaine ?


En effet, la résilience n’est pas un état de stabilité que l’on pourrait atteindre définitivement, mais une dynamique à soutenir constamment, nécessitant de savoir se transformer. Nous soutenons que cette résilience ne constitue pas, pour l’action publique, une couche thématique supplémentaire à traiter, mais bien une boussole de toutes les politiques publiques, le prisme intégrateur par lequel celles-ci sont pensées. En ce sens, la résilience constitue une stratégie de développement territorial.

Dans cette perspective, la question est selon moi : quelle est la juste place du numérique pour constamment et de manière dynamique, pour anticiper, adapter et transformer le territoire face aux changements. Ce qui a changé en 20 ans, ça été de se rendre compte, entre autres apprentissages, que « le numérique c’est pas fantastique ». Déjà car il n’a pas résolu tous les problèmes qu’on nous promettait qu’il résoudrait, ensuite parce qu’on se rend compte qu’il en créé de nouveaux, avec l’énergie qu’il consomme, les matériaux qu’il demande pour fonctionner et la pollution qu’il génère.

Je suis ensuite revenu sur ma conception et approche des imaginaires, pour donner quelques exemples de réalisation, que ce soit au sein de la Chaire Modélisation des Imaginaires, Innovation et Création, ou plus récemment au travers de différents projets avec des territoires ou avec l’AREC Ile-de-France.

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